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"Intérieur nuit" de Nicolas Demorand

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C'est par Léa Salamé (que j'aime beaucoup) que j'ai entendu parler d' "Intérieur nuit", écrit par son complice de tous les jours, à la radio, Nicolas Demorand. Dans ce récit puissant, émouvant et sans concession, Nicolas Demorand brise le silence sur la maladie mentale - le trouble bipolaire - dont il souffre depuis des années. Il y décrit le parcours chaotique et les tâtonnements pour la prise en charge de sa maladie, ainsi que sa vie de perpétuel équilibriste, entre les phases de dépression et les épisodes maniaques. Cet essai autobiographique est un magnifique témoignage, courageux, humain, sincère, dont la lecture m'a remuée plus que je l’aurais imaginé. En le refermant, je suis restée imprégnée par un sentiment indéfini conjugué à une intense empathie pour ceux qui souffrent de troubles psychiques. Ce livre court, incisif et d'une profonde justesse me semble pouvoir faire voler en éclats certains tabous et préjugés sur le sujet.  Bref, j'ai be...

"Solal ou la chute des corps" de Louis Vendel

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Lorsque je l'ai vu dans la liste des titres de l'opération Masse Critique Babelio, j'ai tout de suite eu très envie de découvrir ce livre, notamment grâce à ce qui est dit en 4ème de couverture, "un texte où tout est vrai, qui se lit comme un pur roman, au plus proche du réel" et grâce au résumé : « J’ai un ami bipolaire. Il s’appelle Solal. Ce livre raconte son histoire. Du jour où je l’ai poussé vers la phase haute la plus terrible de sa vie à sa chute. De sa renaissance aux premières années de son tour du monde à pied. Il décrit la beauté fragile d’un être en proie à des hauts et des bas plus marqués que pour le commun des mortels. Et pourtant pas si différent de nous… » Ce roman parle donc du trouble bipolaire et livre sans pathos le récit d’une existence chaotique, celle de Solal, atteint de ce trouble. Il montre à quel point la bipolarité est un sujet délicat, autant pour les proches du malade que pour la personne elle-même. Toutefois, au-delà de ce thème de...

"La mélancolie du kangourou" de Laure Manel

 

Sélection - Jury Prix des Lecteurs - Livre de Poche - 2024

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"Chère Madame, Nous sommes très heureux de vous annoncer que votre candidature a été retenue pour devenir membre de notre Jury du Prix des Lecteurs - Livre de Poche - 2024 : LITTERATURE. A la réception de ce message, nous vous remercions de bien vouloir nous confirmer votre engagement à devenir membre du jury, à lire les 3 ou 4 livres que nous vous ferons parvenir chaque mois et à enregistrer votre vote selon les modalités que nous vous transmettrons ultérieurement. Nous attendons avec impatience votre confirmation. A la réception de votre confirmation, vous recevrez un retour de notre part avec quelques détails d’organisation. Nous vous ferons parvenir les 3 livres de la sélection du mois de février au plus tard le 30 janvier 2024."  Quel bonheur de recevoir ce mail !  Une nouvelle expérience en tant que membre d'un jury littéraire s'ouvre à moi. Il s'agit cette fois du Prix des Lecteurs - Livre de Poche - dans la catégorie "Littérature". Cela va se dér...

"Là où le bonheur s'est envolé" de Lisa Jewell

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Après "On se reverra" et "Ils sont chez nous", c'est à présent "Là où le bonheur s'est envolé" de Lisa Jewell dont je viens de terminer la lecture.  Le résumé laisse entrevoir qu'il s'agit d'un thriller, comme les 2 précédents, et est assez intrigant : "La famille Bird vit dans une jolie maison en Cornouaille, dans un décor de carte postale. Elle y coule le parfait bonheur. La mère hippie, le père bon-vivant et leurs quatre adorables enfants sont décidés à faire de chaque instant de leur vie un éclat de joie. Jusqu'à ce qu'un certain dimanche de Pâques, la tragédie s'invite sous leur toit, dans les combles de leur grenier. Ce choc dévastateur déchire peu à peu les Bird, rongés par leurs secrets et les non-dits. Les années passent, et les enfants quittent le nid. Soudain, la famille n'existe plus. Pourtant un événement va les ramener vers la maison de leur enfance – et vers ce qui s'est réellement passé ce fatal ...

"Les roches rouges" d'Olivier Adam

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C'est toujours un bonheur de retrouver Olivier Adam. Alors, je n'envisage vraiment pas de partir en vacances sans lui ! Les roches rouges" est un roman assez court, mais très intense. Il prend littéralement aux tripes car il aborde des thèmes sensibles comme la violence conjugale, l'inceste ou le suicide. C'est entre autres pour cela que j'aime tellement cet auteur, pour son côté sombre, mélancolique, parce qu'il parle avec tant de sensibilité et de justesse du désir de mourir. Ce livre nous plonge dans l’histoire de Leïla et Antoine, deux personnages attachants, solitaires et blessés par la vie, qui, en se rencontrant, vont se remettre à espérer et puiser leur force au creux de leurs faiblesses. C'est beau et émouvant. Mais au-delà de l'histoire et des thèmes, c'est l'écriture d'Olivier Adam qui me transporte. Brute et sensible à la fois, rythmée, simple et très addictive. Au niveau de la construction narrative, il a choisi une alternan...

"Nos âmes sœurs" de Patricia Hespel

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Un titre attirant, un résumé intrigant, une auteur belge, voici les ingrédients de ma première lecture 2024 : "1486. Bafouée et dominée, Ludmilla vit recluse dans le château de son mari, un homme jaloux et violent que lui a imposé son oncle... 2007. Enlisée dans les échecs, harassée par les faux-semblants qu'elle s'impose, la docile Nelly voit sa vie voler en éclats le jour où elle découvre que son compagnon la trompe... Les destins de Ludmilla et de Nelly, deux femmes en quête de leur vérité, seraien-ils liés ?" Dans ce roman, l'auteure a choisi de travailler avec une double ligne du temps, alternant, dans la première moitié, les chapitres consacrés à Ludmilla et ceux racontant la vie de Nelly, mêlant ainsi passé et présent. Les deux récits sont donc relatés en parallèle. Les changements d'histoire, d'époque et de narrateurs offrent une variété de points de vue aidant le lecteur à mieux comprendre chaque personnage.   Dans la seconde partie racontée au pr...

"Ne rien faire d'autre que d'être heureux" de Benoît Broyart

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"- C'est comme ça que je me recharge. - Moi pareil. - On reste plusieurs minutes sans bouger, collés-serrés, et ça fait un bien fou. - Un des secrets de la longévité de notre couple, assurément. Une tendresse adhésive. - Pour autant, nous n'avons aucun conseil à donner. Aucun modèle à défendre. C'est notre histoire. Voilà tout." Ces quelques lignes sont le reflet parfait de cet album tout en douceur et poésie. Sans pour autant se targuer de nous faire la morale, l'auteur aborde des questions importantes : l'amour sous ses différentes formes, le couple, et surtout la différence (qui parfois dérange), les préjugés et notre regard sur les autres. Il se sert de conversations du quotidien, et certains passages très touchants sont autant de réflexions philosophiques à savourer et relire de temps en temps. L’illustrateur a fait le choix de représenter des couples d'animaux invraisemblables pour montrer qu’en amour tout est possible.  Ces dessins au trait fin ...

"Quand je te frappe" de Meena Kandasamy

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"Quand je te frappe", livre écrit par Meena Kandasamy - poétesse et auteure indienne - m'a immédiatement attirée par son thème (une écrivaine, mariée à un professeur de faculté qui, dès le début de leur mariage, va l'humilier, la séquestrer, l'insulter, la brimer et la frapper), à la lecture de la 4ème de couverture : "Alors qu'elle se remettait d'une déception amoureuse, la narratrice, prise entre ses aspirations et les attentes de ses parents, s'est quelque peu précipitée dans le mariage. L'heureux élu est un brillant universitaire, un admirable militant - l'homme idéal ?  Mais la jeune femme déchante vite, confinée dans sa maison à Mangalore, loin de sa famille, de ses amis. C'est d'abord ses habitudes que son mari entreprend de réformer : il faut qu'elle cesse de passer tant de temps sur internet, sur sa boîte mail, sur les réseaux sociaux - et puis, finalement, sur son ordinateur. Pour elle qui vit de son écriture, c'e...

"Si tu passes la rivière" de Geneviève Damas

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«Si tu passes la rivière, si tu passes la rivière, a dit le père, tu ne remettras plus les pieds dans cette maison. Si tu vas de l'autre côté, gare à toi, si tu vas de l'autre côté.» C’est avec ces mots - dont est issu le titre intriguant de ce livre, dont le rythme et les répétitions font penser à une chanson enfantine et dont le mystère qui les entourent donne vraiment envie de le lire, que commence ce roman de Geneviève Damas.  D'emblée, je me suis attachée à François, ce jeune paysan illettré qui va évoluer et devenir un homme sous nos yeux. Courageux, touchant, déterminé et sincère, il veut comprendre ce qu’on ne lui dit pas, percer les zones d’ombres dans sa famille. C'est notamment parce que l'auteure a trouvé tout à fait le ton juste, le langage adapté - un peu fruste et naïf - pour faire parler ce narrateur particulier. Par son écriture simple, efficace et terriblement émouvante, elle reflète à merveille sa façon de parler et de penser.  J'ai aussi beau...

"La nuit imaginaire" d'Hugo Lindenberg #coupdecoeurvfemina

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La 4ème de couverture : « L'automne. J'y décelais une invitation inédite à remettre à l'heure les aiguilles de mon présent. Après l'hiver, plus rien ne serait jamais figé. » Un étudiant sans véritables attaches, plus enclin à rêver sa vie qu'à la vivre, se prend la réalité de plein fouet quand sa tante lui révèle les circonstances précises du suicide de sa mère un matin de septembre gare de Lyon. Il avait six ans alors. Cette annonce l'expulse de son quotidien immobile et l'ébranle : mais que faire d'une vérité pareille ? Chercher à la comprendre en rencontrant quelques vieilles amies qui ont connu sa mère à l'époque ? Chercher à s'en éloigner en franchissant une frontière, celle de la boîte du Hangar, où les fantasmes de garçons s'assouvissent enfin loin et tard dans la nuit ? Tout est soudain possible ou nécessaire dans ce Paris qu'il traverse comme on traverse le passé. Il est peut-être temps de quitter les nuits imaginaires et d'a...

"Les Alchimies" de Sarah Chiche

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Je ne connaissais pas Sarah Chiche quand j'ai lu, dans le cadre du jury du Prix du Roman Fnac auquel j'ai participé cette année, le retour de certains jurés ayant recu "Les Alchimies". Les avis très positifs m'ont vraiment donné envie de le lire. Et, en le feuilletant à la bibliothèque, les premières pages - qui évoquent un mail mystérieux et des secrets, et où l'auteure encourage le lecteur à «s'armer de sa propre part de ténèbres» pour le lire - ont attisé ma curiosité ; d'autant plus que la quatrième de couverture parle du peintre Goya et de la disparition de son crâne... "En 2022, en pleine crise de l’hôpital, Camille Cambon, médecin légiste vaillante et brillante, reçoit un mail énigmatique. Il y est question du peintre Goya et de son crâne volé après son inhumation à Bordeaux en 1828, et dont on a depuis perdu la trace... Les parents de Camille et son parrain, neurologue, se sont passionnés pour l’oeuvre de Goya, avant de devenir des scienti...

"Une nouvelle petite soeur" de Valérie Cluzel

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Ayant connu la création de la collection "Un livre dont vous êtes le héros" lorsque j'étais enfant, et en ayant lu 1 ou 2 à l'époque, j'étais curieuse de me plonger dans un livre de ce type publié récemment, afin notamment d'en voir l'évolution. Je remercie d'ailleurs Babelio et Les Éditions 365 de m'avoir permis cela dans le cadre de l'opération Masse Critique Mauvais Genre. Le principe est simple et toujours le même : le lecteur est le personnage principal du récit et, après avoir pris connaissance des caractéristiques du(des) personnage(s), il prend le contrôle de l'histoire en effectuant des choix qui le guident vers diverses fins possibles. Il peut remplir un « journal de bord » et recommencer plusieurs fois pour arriver à la fin qui le satisfait le plus. Il n'y a en effet pas une seule histoire mais plusieurs. Certaines versions sont similaires avec une fin différente et d'autres sont complètement éloignées. Ma première lectur...

"La fille de la supérette" de Sayaka Murata

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En quête d’un peu de légèreté, j'ai suivi les conseils de ma maman et me suis laissée tenter par "La fille de la supérette" de Sayaka Murata. Ce roman assez court est plus profond que je ne l'imaginais. L'auteure nous y propose un sujet passionnant d'un point de vue sociologique : l'anticonformisme dans la société japonaise (où la normalité prime particulièrement sur l'individualisme), et le poids qu'a la société sur nos comportements et même notre personnalité.  Ce livre m'a beaucoup apporté au niveau de la connaissance de la société japonaise. Je me rendais bien compte qu'elle était rigide au niveau de l'éducation, de l'organisation et de la moralité. Mais je ne mesurais pas la pression à laquelle sont soumis les hommes et les femmes là-bas ; ceux-ci devant à tout prix faire carrière et ces dernières devant être avant tout des épouses et des mères parfaites. J’ai beaucoup apprécié le personnage de Keiko. Ses péripéties enfant m...

"Ariane" de Myriam Leroy

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Ariane, de Myriam Leroy, c'est l'histoire d'une amitié fusionnelle entre deux adolescentes dans les années 1990. On comprend très vite que cette relation est extrêmement toxique, et on sait d'emblée qu'elle va mal se terminer puisque l'auteure annonce la mort d'Ariane dès les premières pages.  Ce roman m'a beaucoup plu.  Il m'a rappelé mon adolescence, dans les années 1990,  tout d'abord, grâce aux nombreuses références qu'il contient - par exemple : les séries "Beverly Hills" et "Hartley coeurs à vif", ou les jeans Levis, les Doc Martens,... ; mais aussi parce que Myriam Leroy dépeint à merveille le ressenti de cet âge, les changements physiques et émotionnels qu'il engendre, les heures passées au téléphone, les premiers flirts,... J'ai aimé le style efficace et imagé de l'auteure, son langage cru et direct qui correspond parfaitement aux ados, son choix d'écrire à la première personne, sa description de s...

"Guide des égarés" de Jean d’Ormesson

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J'ai découvert Jean d'Ormesson grâce à l'émission "La Grande Librairie". C'était un homme aussi charmant que charmeur, qui m'impressionnait par son intelligence, son enthousiasme communicatif, sa passion de la lecture et son sens de la formule. Dans ce "Guide des égarés", comme le présente le résumé en quatrième de couverture, l'auteur se propose principalement d'essayer de répondre à une question qui taraude certains d'entre nous : "Nous ne savons ni pourquoi nous sommes nés ni ce que nous devenons après la mort. Nous sommes tous des égarés. C’est à la question : «Qu’est-ce que je fais là ?» que s’efforce de répondre ce petit manuel de poche qui n’a d’autre ambition que de décrire avec audace, avec naïveté, avec gaieté ce monde peu vraisemblable où nous avons été jetés malgré nous et de fournir vaille que vaille quelques brèves indications sur les moyens d’en tirer à la fois un peu de plaisir et, s’il se peut, de hauteur." ...

"Thelma" de Caroline Bouffault

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J’ai reçu ce premier roman de Caroline Bouffault dans le cadre de l'opération Masse Critique Littératures de Babelio. Et ce fut une magnifique découverte ! Je l'ai lu presque d'une traite, en une journée, et il m'a emportée toute entière dans l'univers de Thelma, cette jeune héroïne si attachante. Pourtant, le sujet abordé par l'auteure est assez grave. Elle a en effet choisi d'évoquer l'anorexie, du point de vue de la jeune fille qui en souffre, comme le montre le résumé en quatrième de couverture : "Certains ont des amis imaginaires ; d'autres, des tyrans intérieurs. Celui de Thelma s'appelle « L’Entraîneur ». Il règne sur son quotidien, lui enjoint de compter les calories et lui impose une discipline de fer..." Je trouve que Caroline Bouffault a l'art de traiter ce thème délicat d'une façon solaire, pleine de vie, sans tomber dans le "misérabilisme", ni la pitié. Elle aborde l’anorexie avec beaucoup de justesse, san...

"Ils sont chez nous" de Lisa Jewell

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Après "On se reverra" que j'avais beaucoup aimé, voici un autre roman de Lisa Jewell. Avec "Ils sont chez nous", on est toujours face à un thriller psychologique, comme le laisse immédiatement entrevoir le résumé : "Trois cadavres et un bébé abandonné : c'est la macabre découverte que fait la police dans une belle demeure de Chelsea. Faute de preuves, on privilégie la piste d'un suicide collectif et l'affaire est classée.(...) Le jour de ses vingt-cinq ans, Libby hérite de la maison où elle a été retrouvée bébé. Bien décidée à percer le mystère de ses origines, la jeune femme mène l'enquête au 16 Cheyne Walk. Mais est-elle prête à découvrir l'effroyable secret qu'on lui cache depuis sa naissance ? Elle ignore encore que quelqu'un, quelque part, donnerait cher pour la retrouver..." Ici aussi, l'auteure a choisi de mêler passé et présent. De plus, elle a découpé son histoire de manière à utiliser plusieurs narrateurs et à ...

Deux innocents d'Alice Ferney

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J'étais très enthousiaste, vu mes précédentes lectures d’Alice Ferney, et je n'ai pas été déçue, même si je n'ai pas apprécié "Deux innocents" autant que "Les autres", relu récemment. Comme son titre l'indique, Alice Ferney évoque le thème de l’innocence dans cette histoire bouleversante. Elle y décrit avec beaucoup de finesse l'engrenage impitoyable qui va broyer une femme naïve, Claire, convaincue des bienfaits de la bonté, et y illustre à quel point la machine judiciaire se montre implacable parfois. Elle invite le lecteur à réfléchir à ce qu'est exactement l'innocence et à se poser de nombreuses questions sur l’éducation, et en particulier l'enseignement spécialisé.  Elle décrit avec finesse tous ses personnages, et notamment les "deux innocents", Gabriel et Claire, dont les sentiments sont minutieusement analysés, sans jamais tomber dans le pathos. Elle a choisit d'écrire cet ouvrage à la troisième personne du singu...

"Glen Affric" de Karine Giebel

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Après "Ce que tu as fait de moi", je voulais lire un deuxième roman de Karine Giebel. Voilà chose faite, avec "Glen Affric" choisi sur les conseils avisés de Chantal et Christine. Dès la quatrième de couverture, un des thèmes principaux est dévoilé, le harcèlement (notamment scolaire) : "Je suis un idiot, un imbécile, un crétin. Je n’ai pas de cervelle »  Léonard se répète ce refrain chaque jour et chaque nuit, une suite de mots cruels qu’il entend dans la cour, dans la rue. Son quotidien. « Léo le triso. Léonard le bâtard. » Léo n’est pas comme les autres et il a compris que le monde n’aime pas ceux qui sont différents. Alors ce qu’il aimerait lui, parfois, c’est disparaître. Être ailleurs. Loin d’ici. À Glen Affric..." Karine Giebel a en effet choisi d'évoquer dans ce thriller des thèmes à la fois révoltants et touchants : le harcèlement aussi bien physique que moral, la différence, la(l') (in)justice, la vie carcérale et les difficultés de réins...